LA FAILLITE: les indicateurs qui peuvent renseigner sur l’état critique de votre entreprise

Une notion redoutée pour tout investisseur, impliquant de lourdes conséquences. Entre cessation des paiements, redressement ou
liquidation judiciaire, les procédures sont inquiétantes et peuvent donner du tournis.
Cette situation intenable impose un arrêt qui laisse entrevoir les difficultés auxquels sont confrontées les entreprises. Il sera donc
question dans la trame de l’interview pour notre expert Me Konate de définir les contours relevant des obstacles sur le plan managérial pouvant conduire une entreprise à faire faillite.

 

V.A : Pour un chef d’entreprise, quels sont les indicateurs qui peuvent lui renseigner sur l’état critique de son entreprise?

Me: La première chose à laquelle le chef d’entreprise doit véritablement veiller au sein de sa société, est l’organisation de son activité de manière à donner du sens et de la performance. L’activité doit être organisée de manière telle que les équipes de salariés et de collaborateurs se retrouvent en parfaite harmonie. Par exemple, dans une entreprise de production et de vente de produits, différentes personnes interviennent, séparément mais au bout en équipe. Le livreur ne peut livrer qu’un produit fini. Le produit fini n’est disponible qu’après fabrication. La fabrication ne travaille que lorsqu’il existe la matière. Le produit fini ne se vend que sur base de commandes. Les commandes arrivent au terme d’une opération de communication et de marketing.

L’ensemble de ces équipes ne se sentiront à l’aise que lorsque chacun récolte le fruit de son travail.
D’où la nécessité d’une bonne gestion et la tenue correcte de la trésorerie.

Ce type d’organisation manque souvent aux entreprises en Afrique qui adoptent et conservent une forme
plutôt familiale très à l’ancienne. Le chef de famille est le chef d’entreprise. Il est entouré de ses enfants et l’autorité se transmet dans cet ordre. il n’est nullement fait allusion au savoir ni aux compétences des uns et des autres. C’est l’âge et le rang familial qui sont déterminants. À la mort du chef d’entreprise naissent, les dissensions et les conflits qui sont antinomiques à la prospérité économique.

De nombreuses entreprises vont en lambeaux après le décès du chef de famille, seul véritable acteur économique qui a son nom lié à l’entreprise, à la marque de produit et représente le seul crédit moral et économique de l’entreprise.

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