C’est l’histoire de confiance perdue en entreprise

Victime de plusieurs coups de vols consécutifs une société congédia ses magasiniers après une tentative de « trop », pour perte de confiance. Ceux-ci saisirent le tribunal à la suite de leur licenciement ; l’estimant abusif.

Bien qu’ayant reconnu qu’au moment des faits, ils n’étaient pas à leur poste de travail, Ils exigeaient toutefois de leur employeur des dommages et intérêts pour rupture abusive de contrat du fait qu’ils n’étaient mêlés ni de près ni de loin à cette tentative de vol.

En réplique, le juge leur rappela qu’ils étaient chargés d’assurer la gestion de l’entrepôt de la société. ; En conséquence ils avaient manqué à leur obligation qui consistait à tenir convenablement les dits entrepôts. Même si l’employeur ne peut établir leur implication dans la commission des faits ; leur absence injustifiée au moment des faits sans avoir préalablement obtenu l’autorisation de leur supérieur est de nature à justifier la perte de confiance alléguée.

Le juge en conclut alors que l’employeur avait une raison légitime pour mettre fin à leur contrat de travail. Les salariées n’étaient donc pas en droit d’exiger un quelconque dommage ou intérêt.

Tribunal de travail Cour d’appel d’Abidjan chambre sociale décision N° 39 du 17 Janvier 2019

 

 

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